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EULITA, Association européenne des traducteurs et interprètes juridiques, a été fondée à Anvers, Belgique, le 26 novembre 2009. Cette association internationale sans but lucratif (aisbl) a été créée dans le cadre du Programme Justice Pénale de la Direction générale Justice, liberté et sécurité de la Commission européenne (projet numéro JLS/2007/JPEN/249) Le lancement eut lieu au Tribunal de première instance d’Anvers et fut accompagné d’une conférence de deux jours intitulée “Aspects de l’interprétation et de la traduction juridique” qui rassembla près de 300 participants venus de plus de 30 pays du monde.
Le but d’EULITA est de regrouper en tant que membres actifs, toutes associations professionnelles de traducteurs et interprètes juridiques dans les langues orales et langues des signes, pratiquées au sein des États membres de l’Union européenne, ainsi que toutes associations “généralistes” comptant parmi leurs membres des interprètes et traducteurs juridiques dans les langues orales et langues des signes. Par ailleurs EULITA se propose d’accueillir en tant que membres associés, toutes institutions et toutes personnes concernées par l’amélioration de la qualité de l’interprétation et de la traduction juridique.
EULITA s’engage à défendre les intérêts et de se faire l’écho des préoccupations de la profession des interprètes et traducteurs juridiques, tant à l’égard des institutions européennes et organisations internationales qu’auprès des autorités et institutions nationales. EULITA vise en outre à promouvoir la création d’associations de traducteurs et d’interprètes juridiques dans les États membres où celles-ci n’existent pas encore. EULITA s’emploiera par ailleurs à favoriser une étroite coopération avec les institutions universitaires en matière de formation et de recherche. EULITA tient à encourager l’établissement de registres nationaux et européens sur lesquels figureront les interprètes et traducteurs juridiques qualifiés, nonobstant la diversité des systèmes et des cultures juridiques.
EULITA s’engage en outre à oeuvrer pour une meilleure qualité de l’interprétation et de la traduction juridique, par l’obtention, entre autres, de la reconnaissance du statut professionnel des interprètes et des traducteurs juridiques et plus généralement en intensifiant les échanges quant aux meilleures pratiques en matière de formation et formation continue et en organisant des manifestations sur ces thèmes ainsi sur la recherche et les pratiques professionnelles etc. Toutes ces mesures étant aptes à intensifier la coopération judiciaire et la confiance mutuelle entre les États membres.
Enfin, EULITA tient à promouvoir les meilleures pratiques concernant les conditions de travail avec les services judiciaires et les professions juridiques. La directive relative au droit à l’interprétation et à la traduction dans le cadre des procédures pénales (JO L 280/1 – voir sous la rubrique « Documentation » / « Documents pertinents ») a été officiellement adoptée le 26 octobre 2010 et devra être transposée d’ici le 27 octobre 2013; ceci ne laisse donc plus que quelques mois aux États membres pour la mise en œuvre des mesures nécessaires au niveau national. Au cours des quatre ateliers régionaux, organisés dans le cadre du projet TRAFUT (Training for the Future) ayant bénéficié du financement de l’UE, EULITA présenta aux acteurs judiciaires des États membres de l’Union européenne, les vues des interprètes et traducteurs juridiques sur les divers articles de la directive. (Pour plus de détails concernant le projet, veuillez cliquer sur «TRAFUT» dans la marge de gauche).
Lors de la troisième Assemblée générale d’EULITA, tenue le 6 avril 2013, à Londres (Royaume-Uni), à l’invitation de l’Association of Police and Court Interpreters (APCI), EULITA a annoncé sa demande auprès de l’UE pour le financement d’un projet pilote de base de données européenne regroupant les interprètes et traducteurs juridiques. Il s’agit là de l’un des objectifs fixés par le Programme de Stockholm relatif aux différents droits garantis dans le cadre des procédures pénales. Par ailleurs, l’Assemblée générale a coopté Catherina Van den Brinková Štifterová, membre de la Chambre des interprètes assermentés de République tchèque (KST ČR), comme la nouvelle Secrétaire générale d’EULITA. Elle prend ainsi la succession de Kristiina Antinjuntii, la présidente actuelle de l’association finlandaise SKTL. Les autres membres du Comité exécutif demeurent : Liese Katschinka (Autriche), présidente; Christiane Driesen (Allemagne), vice-présidente; Zofia Rybinska (Pologne), vice-présidente; Lucía Castaño-Castaño (Espagne), trésorière, Flavia Caciagli (Italie) et Mirjam van Oijen-Stolk (Pays-Bas). Les activités d’EULITA se concentreront en 2013 sur le projet QUALETRA (Quality in Legal Translation) (pour plus de détails, veuillez cliquer sur «QUALETRA» dans la marge de gauche) ainsi que sur les préparatifs du projet pilote destiné à l’établissement d’une base de données européenne d’interprètes et traducteurs juridiques.
Les associations et organisations s’intéressant à l’interprétation et à la traduction juridique sont cordialement invitées à contacter le secrétariat d’EULITA (info@eulita.eu) pour toute information concernant une adhésion. Vous trouverez les informations nécessaires sous : « Adhérer à EULITA ».
Liese Katschinka, Présidente d'EULITA
Londres, avril 2013
